Construction d’une unité d’égrenage de coton bio au Burkina Faso

Jeudi dernier, à l’occasion de la cérémonie de lancement de la promotion du Salon international du coton et du textile (Sicot), qui se tiendra du 27 au 29 septembre prochain à Koudougou, un protocole d’entente a été signé entre la Société burkinabè des fibres textiles (Sofitex) et l’Union nationale des producteurs de coton du Burkina (SCoop-UNPCB).

L’accord porte sur la construction d’une unité d’égrenage de coton biologique, un investissement de l’ordre de FCFA 2 milliards (€ 3,04 millions) et dont la première pierre a été posée jeudi. Ce serait la première d’Afrique.

Quant au Sicot, il aura pour thème « la transformation intégrée du coton, facteur de création d’emplois et de richesses« . Ce salon a poru objectif principal de mettre en valeur le secteur du coton et à faire du Burkina Faso le carrefour africain où les grandes préoccupations des acteurs de la chaîne de valeur coton seront périodiquement discutées, a-t-il été indiqué en Conseil des ministres.

Déclaration de l’UNPCB sur la polémique relative à la campagne et au coton génétiquement modifie (CGM)

Introduction

La présente conférence de presse organisée par l’UNPCB a pour objectif d’informer nos producteurs et l’opinion public sur la situation de la campagne cotonnière, les actions entreprises pour la résolution des difficultés pendantes et sa position vis-à-vis du Coton Génétiquement Modifié.

Avant tout propos, le président du Conseil d’Administration de l’UNPCB et tous les membres du conseil, tiennent à remercier la presse par rapport au rôle de relaie d’informations qu’elle joue.

C’est une occasion d’éclairer tous les producteurs de coton et l’opinion publique sur la situation difficile de la campagne cotonnière, les actions entreprises par l’UNPCB et les perspectives qui se dégagent.

Rappel sur la situation de la campagne

La présente campagne agricole 2017-2018 présentait un profil porteur d’espoir depuis son installation jusqu’en fin Aout 2017. Les producteurs se sont bien engagés dans la production cotonnière avec l’annonce des prix d’achat coton graine et des intrants abordables. Les semis ont été réalisés à bonne date, les cotonniers présentaient une très bonne physionomie, faisant penser à une production record de coton jamais égalée.

Cependant, des aléas climatiques matérialisés par des poches de sècheresses prononcées ont été enregistrées dans plusieurs zones agricoles.

S’en sont suivies des attaques parasitaires de haute intensité.

Ce qui a sans doute causé des effets néfastes sur le cycle des cotonniers, partant des rendements au champs et sur la production globale qui s’est trouvée en deca des attentes des vaillants producteurs de coton.

Cette situation a fortement entravé les espoirs des producteurs et le doute a commencé à s’installer quant à l’atteinte des prévisions.

Les actions entreprises par l’UNPCB

Ayant constaté cette situation inquiétante avec les producteurs à la base, l’UNPCB a organisé des sorties de visites d’exploitations dans toutes les zones cotonnières au cours des mois de septembre et d’octobre 2017.

A cette occasion, les membres du Conseil d’Administration, des Commissions spécialisées et du Conseil de surveillance, élargies au présidents des Unions provinciales ont sillonné les champs de coton et échangé avec les producteurs.

Les membres du Conseil d’Administration ont également participé aux fora de préparation de la commercialisation primaire organisée par les Sociétés cotonnières.

De toutes ces sorties l’UNPCB a constaté de façon générale avec amertume que la campagne a été mauvaise chez la majorité des producteurs et qu’il y a des inquiétudes.

Au regard de cette situation, le Conseil d’Administration a entrepris des actions qui se résument comme suit :

  • La question de la situation de la campagne a été discutée lors d’une rencontre de l’AICB le 19 Octobre 2017;
  • Le Conseil d’Administration a tenu une rencontre spécifique sur le sujet à l’UNPCB;
  • Une rencontre avec les Présidents des 28 unions provinciales membres de l’UNPCB afin d’échanger sur la question, le 16 novembre 2017 au siège de l’UNPCB.

C’est à la suite de ses actions entreprises que l’UNPCB a adressé une correspondance tenant compte des préoccupations de la base à l’APROCOB. Cette correspondance avait pour objet d’organiser en urgence une rencontre au sein de l’AICB entre les deux familles, afin de discuter sur la problématique et de dégager des pistes de solutions pour soulager les producteurs.

Une rencontre de l’AICB s’est effectivement tenue le 26 Janvier 2018 à Ouagadougou au cours de laquelle, l’UNPCB a fait les propositions suivantes :

  1. Situer les producteurs sur les causes de la mauvaise campagne agricole 2017-2018;
  1. Trouver une formule pour réduire de moitié les crédits intrants afin de soulager les producteurs, (les producteurs supportent une partie et les sociétés cotonnières supportent l’autre partie);
  1. Ne pas mettre en exergue la caution solidaire cette campagne qui risque de déstabiliser les SCOOP-PC,
  1. Echelonner le reste du crédit des producteurs de cette campagne sur 2 à 3 ans ;
  1. S’il y’a un prix d’achat complémentaire du coton graine, il ne doit pas être frapper par le crédit intrants de cette campagne,
  1. Ne pas mettre en place les intrants qui ont fait l’objet de polémique sur le terrain avec les producteurs et chercher des intrants de qualité et surtout les insecticides. 

Position de l’UNPCB sur le retour du Coton Génétiquement Modifié (CGM)

Les raisons pour lesquelles la filière coton du Burkina a décidé la suspension de la culture du coton OGM au profit du conventionnel ont été largement expliquées au sein de l’AICB à travers un mémorandum.

L’UNPCB est pour le Coton Génétiquement Modifié (CGM) car nous sommes tous conscient de ses avantages.

Cependant, pour l’intérêt général de la filière coton du Burkina, constatant que le Burkina perdait son label lié à la qualité de la fibre, que la filière coton perdait énormément d’argent, que le coton Burkinabé se vendait difficilement, l’AICB a donc décidé de la suspension temporaire du CGM au profit du conventionnel en collaboration avec les autres acteurs.

Les échanges continues au sein de l’AICB pour trouver la meilleure variété de CGM qui puisse assurer le bonheur de tous les acteurs de la filière coton du Burkina.

L’UNPCB s’active à ce qu’une solution soit trouvée rapidement au retour du CGM de concert avec les sociétés cotonnières et l’état 

Perspectives

De toutes ces rencontres et concertations, les perspectives qui se dégagent sont :

  • L’UNPCB et les Sociétés cotonnières doivent mettre en place des commissions de clarification des impayés internes et externes sur décision de l’AICB composé des membres des deux familles. Cette commission doit être décentralisée jusqu’au SCOOP-PC.

Nos membres dans ces différentes commissions sont déjà identifiés.

  • Après les analyses des commissions conjointes de la nationale jusqu’au SCOOP-PC, la faisabilité de lever de la caution solidaire sera analysée au cas par cas juste pour cette année ;
  • L’UNPCB invite ses membres de poursuivre la commercialisation, de réceptionner les intrants et de participer activement aux travaux des commissions qui seront mise en place afin de comprendre la situation des impayés externes et internes ;
  • Des plaidoyers seront fait à l’issu de ces travaux pour bénéficier du soutien des plus hautes autorités afin de soutenir la filière coton du Burkina.
  • Les acteurs de la filière continueront dans la dynamique de recherches continues des meilleures technologies qui pourront à la fois améliorer la production et les conditions de travail des cotonculteurs.

En Conclusion

L’UNPCB, à travers cette annonce, montre qu’elle est très soucieuse et préoccupée par la situation actuelle des producteurs de coton.

La Faitière est en pourparlers constant avec les partenaires des sociétés cotonnières au sein de l’AICB.

L’UNPCB travaille à répondre à son but premier qui est la défense des intérêts matériels et moraux des producteurs de coton à travers nos organisations de la base au sommet.

Pour cela, les préoccupations des producteurs de coton sont systématiquement posées sur la table de négociation par les responsables de l’UNPCB afin d’être traitées.

L’UNPCB prône jusqu’à présent la voix de la concertation et du dialogue avec les partenaires des sociétés cotonnières, des banques et de l’Etat pour trouver les solutions idoines aux problèmes des producteurs de coton.

La filière coton n’a pas besoin de confrontation, ni de violence mais à plutôt besoin de concertations et dialogues. C’est la voix choisie par le Conseil d’Administration de l’UNPCB qui est en contact permanent avec ses démembrements pour porter leurs doléances et préoccupations au niveau des partenaires.

Enfin, nous demandons à l’ensemble des producteurs organisés au sein des Groupements, des UDPC et UPPC, de poursuivre sereinement la commercialisation primaire, la sensibilisation et de préparer la prochaine campagne.

A l’issu des travaux des commissions, nous allons apporter la situation réelle des impayés à l’AICB et au Gouvernement pour demander leur soutien.

Avec les partenaires des sociétés cotonnières, des échanges sont en cours pour demander la subvention et le rééchelonnement des crédits intrants.

Voilà Mesdames, Messieurs les journalistes, la substance du message que nous voulions apporter à l’opinion public et aux vaillants producteurs de coton du Burkina.

 

Je vous remercie

Une usine d’égrainage du coton Biologique à Koudougou

La fibre du coton Burkinabé était à l’honneur en ce Jeudi 15 Février 2017 à Koudougou. A la suite de la cérémonie de lancement du Salon International du coton et du textile (SICOT), le Ministre du Commerce a procédé, après la signature de la convention entre  la SCoop-UNPCB et la SOFITEX, à la pause de la première pierre d’une usine d’égrainage du coton biologique en présence des principaux acteurs à savoir CRS, la Scoop-UNPCB et la SOFITEX. Notons que cette usine est la première du genre en Afrique.

Polémique sur la culture du coton au Burkina : Les précisions de la SOFITEX

Sur ces questions, la SOFITEX a, à plusieurs occurrences (conférence de presse radio-télévisée le 08 novembre 2017 à Bobo, interview accordée à Radio Bobo le 10 novembre 2017, divers entretiens avec les producteurs), communiqué sur le profil de la saison hivernale qui, à son installation a été, comme à l’accoutumée, porteuse d’espoirs (survenue de pluies précoces ayant permis aux producteurs de réaliser des semis à bonne date), mais qui, dès la fin août, a enregistré une récession des pluies plus ou moins sévère en fonction des zones agricoles et dont l’incidence sur la croissance des cotonniers a été désastreuse, du fait des poches de sécheresse.

Dans la zone d’intervention de la SOFITEX, l’amplitude du stress hydrique qui a sévi entre août et septembre 2017 a varié entre 7 et 21 jours, avec un cumul pluviométrique de 850 mm contre 950 mm pour la campagne devancière 2016/2017. En plus des cotonniers des semis à bonne date, ceci a été aussi dommageable aux cotonniers des semis tardifs (qui représentent 77 000 hectares environ).

Cette situation a totalement émoussé les espoirs des producteurs et a fortement impacté les prévisions de récolte. En effet, alors que pour la deuxième année de retour au 100% de coton conventionnel, les producteurs de la zone SOFITEX ont réalisé au décompte du 15 juillet 2017, des emblavures d’un cumul de 713 000 hectares en coton qui laissait présager d’une production record, certaines parcelles ont connu au cours des mois de juillet et août 2017, des enherbements et des inondations ayant entrainé leur abandon (environ 15 000 hectares), les poches de sécheresse ont flétri les cotonniers qui, excepté les semis tardifs, étaient à un bon stade végétatif et ont favorisé la prolifération des ravageurs piqueurs suceurs et chenilles carpophages.

La situation s’est empirée avec l’apparition de la mouche blanche dans les zones de concentration des cultures maraichères. L’impact des poches de sécheresse n’a pas permis aux producteurs d’assurer une bonne protection phytosanitaire des cotonniers au motif que des traitements effectués dans des conditions de stress hydrique peuvent avoir pour effet de brûler les cotonniers. Or, il se trouve que c’est précisément en période d’absence d’activité pluviométrique que le cycle de reproduction des ravageurs s’écourte et leur prolifération s’accentue.

En outre, l’effet conjugué du stress hydrique et des attaques de ravageurs entraine généralement un « sheeding » (chute des organes reproducteurs c’est-à-dire les boutons floraux, les fleurs et les capsules).

D’un point de vue de la science agricole, il est démontré que le bon développement végétatif des plants est tributaire à la fois de la bonne préparation des sols et de l’efficience des engrais appliqués. De ce point de vue, comment incriminer la qualité des engrais quand on sait que le développement végétatif des cotonniers a été optimum dans les zones de production.

Du reste, les Administrateurs de la SOFITEX, ainsi que les représentants des banques partenaires qui ont effectué des sorties de terrain en fin août et début septembre 2017, ont pu constater le bon développement végétatif des cotonniers et malheureusement le stress hydrique qui sévissait.

Dans la zone SOFITEX, nous avons noté une diversité et une disparité de situations selon les zones de production et à l’intérieur d’une même zone. Les difficultés pluviométriques ont été moindres dans la zone de Diébougou, tandis que dans les zones du Houet, du Tuy, du Kénédougou (N’Dorola), le phénomène a été sévèrement vécu.

A l’opposé de SOFITEX, les zones de FASO COTON et de SOCOMA ont été mieux arrosées et ont connu un stress hydrique de moindre amplitude. Dans ces zones également le cumul de précipitations est en baisse par rapport à celui de la campagne précédente sur la même période (cette baisse varie de -20% dans la zone FASO COTON à -6% dans la zone SOCOMA).

En outre, selon les informations collectées par l’Association Interprofessionnelle du Coton du Burkina (AICB), il ressort que la baisse des rendements n’est pas spécifique à la seule zone SOFITEX, mais concerne les autres Sociétés cotonnières du pays (FASO COTON, SOCOMA) et même certains pays de la sous-région (Sénégal, Mali, Côte d’Ivoire, Bénin).

Il apparait donc que la qualité des engrais mis en place dans la zone SOFITEX n’est pas la cause des contreperformances enregistrées au titre de la campagne agricole 2007/2018.

La SOFITEX tient à rassurer l’opinion publique et les producteurs sur la rigueur et les dispositions qu’elle observe en collaboration avec la Recherche dans le processus de commande des intrants au profit des producteurs. Aussi, les procédures, de même que la composition, les formules et les types d’intrants sont déterminés par la Recherche cotonnière sur la base de plusieurs années d’expérimentation prenant en compte les contraintes techniques (baisse de fertilité et dégradation des sols, résistance des insectes ravageurs aux insecticides, développement des maladies fongiques, etc.).

C’est ainsi que, de manière systématique, la Recherche procède au préalable, à la conduite d’essais en stations expérimentales. Sur la base des résultats observés, la Recherche fait des recommandations des formules efficientes aux sociétés cotonnières (dont la SOFITEX).

A partir des recommandations de formules de la Recherche, la SOFITEX conduit des tests en milieu paysan (prévulgarisation et démonstration). Ces tests sont menés auprès des producteurs eux-mêmes qui apportent leurs appréciations sur les nouvelles formules testées et sur la base desquelles les recommandations techniques sont choisies pour être vulgarisées.

A partir de l’analyse des résultats des tests réalisés en station et en milieu paysan, les formules les plus efficientes sont retenues à l’issue d’une concertation avec la Recherche pour faire l’objet de commande.

Les commandes des intrants (engrais, insecticides, herbicides, fongicides) au sein de la filière coton obéissent donc à des procédures qui sont strictement observées et se résument aux principales étapes suivantes :

-  Rédaction d’un cahier des charges pour la fourniture des intrants en collaboration avec le Programme Coton de l’INERA. Dans ce cahier des charges, il est défini les formules d’engrais et les types de pesticides qui ont été confirmés par l’INERA. Pour le cas spécifique des insecticides, ceux-ci sont sélectionnés selon leur efficacité biologique et tiennent compte de la préservation de notre environnement. En cela, tous les pesticides que la SOFITEX commande sont homologués par le Comité Sahélien des Pesticides (CSP) qui est un organe du CILSS basé à Bamako au Mali.

Par ailleurs, aucun pesticide non homologué par le CSP ne peut entrer sur le territoire national car contrôlé par la Commission Nationale de Contrôle des Pesticides (CNCP) structure basée au sein du Ministère en charge de l’Agriculture.

-  Lancement de l’appel d’offres qui est ouvert à la concurrence avec obligation de respect des prescriptions techniques par les soumissionnaires.

-  Dépouillement et analyse des offres par une commission tripartite composée de représentants de l’Union Nationale des Producteurs de Coton (UNPCB), de la SOFITEX et des chercheurs du Programme Coton de l’INERA.

A la suite des commandes des intrants agricoles, il est opéré un suivi-contrôle rigoureux de la qualité des intrants commandés. Le contrôle de la qualité des intrants est un volet fondamental qui est strictement observé lors du processus de commande des intrants au bénéfice des producteurs. Il est d’abord exigé des soumissionnaires la présentation des bulletins d’analyse délivrés par des laboratoires indépendants agréés autres que ceux des fabricants.

Ensuite, après les livraisons des intrants commandés sur les sites indiqués (à l’échelle des sept régions cotonnières de la Sofitex), une contre-expertise est réalisée par la SOFITEX. Des échantillons sont prélevés dans tous les sites de dépôt par des équipes conjointes SOFITEX/INERA.

Les équipes procèdent à l’anonymat des échantillons prélevés. Ces échantillons anonymisés sont expédiés aux différents laboratoires d’analyse de référence au Burkina Faso. Pour les engrais, il s’agit du Bureau National des Sols (BUNASOLS) qui est une structure de référence pour l’analyse des engrais et pour les pesticides, il s’agit du Laboratoire National de Santé Publique (LNSP) et du Laboratoire de Toxicologie, Environnement et Santé (LATES) de l’Université Ouaga I Pr Joseph KI-ZERBO.

Il faut noter que tous les frais de toutes ces analyses sont supportés par la SOFITEX. Les résultats de ces analyses conditionnent les mises en place auprès des producteurs et le règlement des factures fournisseurs.

Au titre des contre-expertises réalisés sur les intrants de la campagne 2017/2018, ce sont au total 201 échantillons (89 échantillons d’engrais NPK-S-B, 25 échantillons d’Urée 46% N et 87 échantillons d’insecticides) qui ont été prélevés et mis sous anonymat par des équipes conjointes SOFITEX-INERA, puis envoyés à différents laboratoires. Tous les résultats reçus des différents laboratoires dans le cadre des contre-expertises ont conclu à la conformité des intrants livrés, aussi bien pour les engrais que pour les insecticides. Ces résultats sont disponibles et peuvent être consultés en cas de besoin, tout aussi bien auprès des laboratoires concernés qu’au niveau de la SOFITEX.

Il est important de signaler, qu’au regard de l’état des sols et de l’ancienneté des zones dans la production cotonnière, deux formules d’engrais ont été recommandées par la Recherche cotonnière et retenues en zone SOFITEX, à savoir la 14-18-18+6S+1B et la 13-17-17+5S+1B+3,5MgO.

La formule d’engrais 13-17-17+5S+1B+3,5MgO, enrichie en magnésium, est moins acidifiante et mieux adaptée dans le vieux bassin cotonnier, en l’occurrence, sur les sols acides des régions cotonnières de Dédougou, Koudougou (zone de Koudougou), Houndé et Bobo-Dioulasso. L’utilisation d’engrais moins acidifiants est plus que nécessaire pour atténuer la tendance d’acidification des sols qui est l’un des facteurs les plus importants de la baisse de l’efficience des engrais minéraux. La formule 14-18-18+6S+1B peut être mise en place dans les autres zones et régions cotonnières.
Cette formule d’engrais enrichie en magnésium a effectivement été mise en place dans le vieux bassin cotonnier et également à Diébougou.

Au stade actuel de l’évolution de la commercialisation, la région cotonnière de Diébougou qui a reçu l’engrais enrichi en magnésium (apporté sous forme de dolomie) et qui a été mieux arrosée, enregistre les meilleurs rendements au champ. Les producteurs de cette localité pourront être interrogés sur ce sujet. Du reste, dans cette localité, le rendement moyen enregistré est de 849 kg/ha contre 968 kg/ha la campagne précédente. Toujours dans la même localité le producteur DABIRE Sosoan du village de Gagnimé a obtenu un rendement de 1 930 kg/ha contre 1 600 kg/ha la campagne précédente. Cela prouve une fois de plus, que la qualité de l’engrais n’est pas en cause.

Par ailleurs, à l’intérieur d’une même zone de production, les résultats sont meilleurs pour certains qui ont utilisé cet engrais. C’est le cas de la région cotonnière de Houndé, où le producteur NABA Justin appartenant à la SCOOPS-PC Tiendèmènè 2 du village de Koho, a obtenu un rendement au champ de 1 997 kg/ha au cours de la campagne 2017/2018 contre 2 400 kg/ha la campagne précédente.

La SOFITEX tout comme les sociétés cotonnières sœurs que sont SOCOMA et FASO COTON, ont toujours été soucieuses du confort des producteurs (revenus de l’exploitation). Et c’est la raison pour laquelle, en plus de la rotation des cultures qui est préconisée, la SOFITEX met en place des engrais pour la production des autres cultures, notamment les céréales. C’est ce qui explique que les excédents céréaliers se dégagent dans les zones de production cotonnière. De ce fait, le crédit coton qui est fait aux producteurs de coton à travers leurs SCOOPS-PC (nouvelle appellation des GPC au terme de la règlementation OHADA) contient également le crédit intrants céréales. En d’autres termes, c’est le revenu tiré du coton qui rembourse à la fois le crédit coton et le crédit céréales.


Il est important de rappeler qu’il n’y a pas que les zones cotonnières qui ont connu ces difficultés. Les statistiques du Ministère en charge de l’Agriculture (confer conférence de presse du Ministre de l’Agriculture et des Aménagements Hydrauliques du 27 novembre 2017) indiquent une baisse de la production céréalière de 0,32% par rapport à la campagne agricole écoulée 2016/2017 au niveau de 17 provinces du Burkina Faso (Kadiogo, Sanmatenga, Zondoma, Namentenga, Boulkiemdé, Passoré, Bam, Kourwéogo, Oubritenga, Oudalan, Yatenga, Komandjoari, Soum, Comoé, Séno, Houet et Kouritenga).

Dans le contexte actuel où ni le coton, ni le maïs, ni le sorgho, ni les arachides, ni le niébé n’ont produit de bons résultats, il est clair que les producteurs de coton qui cultivent également quelques-unes de ces spéculations dans leurs exploitations, se retrouvent dans le désarroi. La SOFITEX comme ses consœurs, reste préoccupée par le dénouement de cette campagne agricole 2017/2018.

C’est la raison pour laquelle, elle avait clairement exhorté depuis les fora d’octobre 2017 les producteurs à accélérer les récoltes, apporter le coton récolté sur les marchés afin qu’il soit pesé et acheminé dans les usines pour permettre d’avoir une visibilité sur le dénouement des crédits internes et externes pour les traiter et apporter les thérapies appropriées en concertation avec les banques qui portent le crédit intrants.

Dans cette perspective, la SOFITEX se mettra en négociation avec les banques concernées pour rééchelonner le crédit sur deux ou trois campagnes et examiner la situation d’endettement interne dans les SCOOPS-PC. Cet engagement a encore été réaffirmé par les trois sociétés cotonnières vis-à-vis du Conseil d’Administration de l’UNPCB au cours de l’Assemblée générale de l’Association Interprofessionnelle du Coton du Burkina (AICB) tenue le vendredi 27 janvier 2018 à Ouagadougou.

Par ailleurs, pour tenir compte de la péjoration du climat, des dispositions seront prises dans le sens de l’exhortation des producteurs à souscrire à l’assurance récolte. En outre, c’est dans le souci d’accroître la résilience des exploitations au stress hydrique que la SOFITEX, en partenariat avec la Banque Mondiale et la Société Financière Internationale (SFI), a initié le Projet d’accès à l’irrigation pour la culture du coton au Burkina Faso.

Ce projet vise l’aménagement des parcelles en cordons pierreux pour une meilleure rétention des eaux de ruissellement et l’implantation de bassins pour retenir l’eau de ruissellement à l’effet de procéder à l’irrigation d’appoint en cas de poches de sécheresse. Pour la prochaine campagne 2018/2019, il sera procédé à l’implantation de deux cent (200) bassins auprès des producteurs répondant à certains critères et ayant souscrit sur la base du volontariat.

S’agissant de la question du retour à la culture du coton Bt, il faut rappeler qu’il a été introduit à l’initiative des responsables de la SOFITEX à partir de 2003 suite aux différentes pertes de production liées à la résistance du principal ravageur des capsules aux insecticides couramment utilisés. Les différents essais conduits en stations de recherche et dans les champs par l’INERA ont montré l’efficacité du gène Bt dans le contrôle des ravageurs carpophages et phyllophages de même que la réduction du nombre de traitements insecticides à l’hectare qui est passé de six (6) traitements en moyenne pour le coton conventionnel à deux (2) traitements pour le coton Bt.

Cela assurait naturellement un confort aussi bien pour les producteurs de coton que pour les sociétés cotonnières, à travers les réductions des volumes de quantités d’insecticides commandés, la réduction de la pénibilité du travail, etc.
C’est le raccourcissement de la fibre qui a entrainé la rupture avec le partenaire MONSANTO et la filière est à la recherche d’un nouveau partenaire avec lequel elle développera de nouvelles semences de coton Bt restaurant les caractéristiques du label coton burkinabé. Des contacts dans ce sens ont été pris depuis décembre 2014 (bien avant la rupture en 2016 avec la firme MONSANTO, ce qui traduit l’élan d’anticipation de la filière) avec la firme allemande BAYER qui a donné son accord de principe. Les négociations ont été freinées avec le processus de rachat de MONSANTO par BAYER qui avait promis de revenir sur la table de concertation avec la filière burkinabé en 2018.

La SOFITEX interpelle les auteurs des messages tronqués afin qu’ils mettent un terme à ces désinformations et tentatives de manipulation de l’opinion publique. En tout état de cause, les acteurs de la filière cotonnière (sociétés cotonnières et producteurs) ont toujours travaillé et travaillent en étroite intelligence pour un solutionnement des difficultés qui ont souvent émaillé l’activité cotonnière.

L’activité agricole est tributaire de beaucoup d’aléas, et cette campagne agricole et cotonnière ne doit pas être considérée comme une fatalité pour les producteurs. Nous devons savoir nous relever de cette situation en nous faisant mutuellement confiance et en utilisant les cadres habituels de concertation au sein de la filière pour évoquer les difficultés et les aplanir. J’exhorte tous les acteurs du monde agricole à rester en prière pour demander à Dieu Tout Puissant de nous gratifier d’une bonne campagne agricole 2018/2019.

Le Directeur Général,

Wilfried A. YAMEOGO
« Commandeur de l’Ordre du Mérite »

Production cotonnière : Les filleuls de Monsanto pleurnichent et filent du mauvais coton

La campagne agricole n’a pas été reluisante au Burkina Faso. Cultures vivrières et cultures de rente connaissent une chute de rendement liée notamment à des facteurs naturels. Cependant, spécifiquement dans la filière coton, une cabale de dénigrements est en cours avec de fortes odeurs de manipulations sous le sceau de l’incivisme.

Les caprices de dame nature ont été sans clémence pour la filière coton du Burkina. Le faible cumul des précipitations  de 849 mm contre un normal  de 950 mm, avec une très mauvaise répartition  dans le temps et dans l’espace, a plombé la croissance de l’or blanc. Conséquences : des poches de sècheresse freinant la bonne réalisation des opérations de fertilisation. A l’actif de cette baisse de rendement, on peut également citer la prolifération des parasites tels que les chenilles des capsules et les piqueurs suceurs de sève dont les mouches blanches. Les données issues des campagnes capsulaires fixent le niveau de la production prévisionnelle à 563 000 tonnes graines en zone SOFITEX (Société burkinabè des Fibres Textiles) au titre de la campagne 2017-2018 contre les attentes de production de 650 000 tonnes de coton graine soit un taux de réalisation de 87%. Ce qui est toutefois loin d’être catastrophique pour le Burkina Faso.

La fronde pour justifier une défaite électorale à la tête de l’UNPCB

Les causes de la baisse de rendement au champ sont connues. Cependant des individus motivés par des desseins lugubres s’échinent à aller en cabale contre des institutions, voire des personnes physiques. Frustrés d’avoir lamentablement été battus lors des élections pour la désignation des membres de l’Union Nationale des Producteurs de Coton (UNPCB), ils clament à qui veut l’entendre y compris aux sourds, que le président de l’UNPCB, Bihoun BAMBOU est un illettré manipulé par des créanciers de l’Union. Pour rappel monsieur Bihoun BAMBOU est le plus grand producteur de coton au Burkina Faso. Il a été élu par ses pairs, après une crise profonde, pour la constance de ses rendements et sa vision. Il n’est certes pas un intellectuel, mais demeure un producteur averti, brillant qui allie dans ses champs outils modernes et pratiques traditionnelles.

Le Burkina Faso reste ouvert à la biotechnologie

Depuis 2015, après s’être rendue à l’évidence que MONSANTO n’a pas été dans le sens des travaux de recherches souhaité par la filière coton pour apporter les corrections au niveau des caractéristiques des fibres, l’Association Interprofessionnelle du Coton du Burkina (AICB) s’est résolue à rompre son contrat avec la firme américaine. Le retour au coton conventionnel est priorisé dans les champs au détriment du coton Bt dont les limites catastrophiques sont observées au-delà des frontières burkinabè. Il était alors prévu dans les superficies la culture de 100% de coton conventionnel. Cette démarche a été suivie d’une vaste campagne d’explication au cours de laquelle les pro-Monsanto sont restés muets. Le Directeur général de la SOFITEX, Wilfried YAMEOGO, contre vents et marrées a mené la campagne de communication. La SOFITEX est, paradoxalement, infiltrée par des intérêts MONSANTO, prête à torpiller le navire. Les producteurs sensibilisés durant la saison 2016-2017,  se sont mis à l’ouvrage et 544 000 tonnes de coton graine sont récoltées. Le coton 100% conventionnel occupe alors le rang de premier producteur de coton en Afrique. Les raisons de la contre-performance de la production n’ont donc aucun rapport avec l’abandon du coton Bt.

L’incivisme étant le plat de prédilection de certains Burkinabè, des producteurs manipulés par d’anciens responsables de l’UNPCB refusent de s’assumer et invitent les cotonculteurs à ne pas rembourser les dettes contractées dans l’achat des intrants. C’est un acte irresponsable et foncièrement maladroit. A ce rythme tout le monde trouvera le filon pour ne pas s’acquitter de ses dettes.

Le coton n’est pas produit pour être brouté par les moutons

Le Burkina Faso ne rejette pas la biotechnologie. En décembre 2014, avant la rupture avec MONSANTO, la filière coton avait pris contact avec la firme allemande BAYER.  Il convient d’indiquer que BAYER a racheté MONSANTO. Le processus de rachat ayant pris du temps, c’est cette année que le Burkina et BAYER entrent dans le fond des discussions pour établir un partenariat. Objectif : concevoir un nouveau produit devant répondre  aux caractéristiques techniques du coton burkinabè qui avait déjà son label  à l’international. Le marché mondial s’intéresse à la fibre longue du coton et à ce sujet MONSANTO, adepte du coton génétiquement modifié, connait des limites. Deux éléments fondamentaux rentrent dans le négoce du coton : la longueur de la soie et la couleur des fibres. Le rejet de MONSANTO n’est donc pas du seul fait des producteurs burkinabè. Le respect des normes du marché justifie l’option prise par l’AICB. Le coton, en somme n’est pas produit pour être brouté par les moutons. Il faut le rentabiliser.

Le céréale n’est pas épargné

De juin  à août 2018 ce sont au total 620.384 personnes qui seront en insécurité alimentaire au Burkina Faso. La production prévisionnelle rapportée au besoin de consommation céréalière connait un déficit brut estimé à 72 677 tonnes. Le bilan cartographié se présente comme suit : 17 provinces sont déficitaires, 6 provinces en équilibre et 22 provinces sont excédentaires avec pour corollaire une baisse de 0,32% sur les prévisions (4 552 273 tonnes).

L’Etat est dans l’obligation de maintenir et de renforcer les opérations de vente de vivres (25.000 tonnes) à des prix subventionnés dans les boutiques témoins. Plus de 5 milliards sont injectés dans cette opération.

La baisse de rendement  s’explique par différents facteurs naturels : installation précoce des pluies, des régions de déficits pluviométriques en terme de hauteur d’eau, certaines excédentaires, des poches de sècheresses coïncidant avec des stades critiques notamment de floraison, la maturation des cultures, des attaques de chenilles légionnaires d’automne  à tous les stades de développement végétatif des cultures, d’oiseaux granivores dans certaines localités…

Si le Burkina Faso décide de revenir à la production du coton Bt, l’expérimentation scientifique y relatif doit suivre son cours. Ce qui nécessite un certain temps et surtout plus de rigueur dans la désignation de ses partenaires.

KANDOBI YEDA (RadarsBurkina.net)

Union nationale des producteurs de coton du Burkina : Les trois priorités du président Bihoun

Le ministre de l’Agriculture et des Aménagements Hydrauliques, Jacob Ouédraogo, a installé dans ses fonctions le tout-nouveau président de l’Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPC-B), Bambou Bihoun, élu le 28 février 2017, au terme d’un processus de sortie de crise au sein de la faîtière. Au cours de la cérémonie d’installation tenue le samedi 04 mars 2017 à Bobo-Dioulasso, le président Bihoun a décliné les trois priorités de son mandat.
Bambou Bihoun a pris fonction en sa qualité de président élu du Conseil d’administration de l’UNPC-B, ce samedi 04 mars 2017, tournant la page à plusieurs années de crise au sein de la faîtière nationale du coton.Dans son discours d’installation, le ministre Jacob Ouédraogo a dit : « Si nous sommes parvenus aujourd’hui à ce résultat, c’est parce que nous avions la volonté d’en finir avec cette situation de suspicion et de méfiance au sein de l’UNPCB ». Il a invité le nouveau conseil d’administration à placer son quinquennat sous trois signes : « la recherche de la cohésion, la réconciliation et la bonne gouvernance ».
Le ministre Ouédraogo a salué la sagesse des producteurs de coton de toutes les régions du Burkina Faso et la disponibilité des autorités administratives et coutumières de la région des Hauts-Bassins, grâce auxquelles la filière cotonnière nationale peut retrouver ses lettres de noblesse.Le tout nouveau président du Conseil d’administration de l’UNPC-B, Bambou Bihoun, a décliné les trois priorités de son mandat : « l’unité entre les producteurs, le renforcement de la confiance avec les partenaires et le maintien de notre pays à son rang de premier producteur africain de coton ». M. Bihoun a dit être parvenu à ce niveau de responsabilité grâce à son amour pour l’agriculture. Plaçant haut ses ambitions, il a confié que la production cotonnière pour la prochaine campagne agricole excèdera la barre de 600 000 tonnes, enregistrées la saison écoulée.L’administrateur provisoire, Anatole Yaméogo, a exprimé sa joie d’avoir réussi sa mission dans les délais impartis. Au moment où il remet les commandes de l’UNPC-B aux administrateurs élus, M. Yaméogo a exhorté le personnel administratif de la faîtière à rester soudés et à aller au-delà des tensions nées de la crise. « Le plus beau cadeau, c’est le pardon », a-t-il lancé aux producteurs de coton membres de l’UNPC-B.
Pour parvenir à la concorde au sein de la faîtière du coton, il a fallu l’accord du 31 décembre 2016 entre les protagonistes de la crise, signé sous la houlette des ministres de l’Agriculture et des Aménagements Hydrauliques, Jacob Ouédraogo, et de l’Environnement, de l’Economie Verte et du Changement Climatique, Nestor Bassière, et instituant une administration provisoire. Installée le 09 janvier 2017, l’équipe tripartite, avec à sa tête Anatole Yaméogo, a en moins de deux mois, conduit le processus électoral couronné par l’élection de Bihoun Bambou, président du Conseil d’administration de l’UNPC-B, le 28 février dernier.Le ministre Jacob Ouédraogo a appelé le monde rural et toutes les faîtières à tirer leçon de la crise au sein de l’UNPC-B, à prioriser les intérêts communs des producteurs et à cultiver la bonne gouvernance.

“I make my living by producing organic cotton”

Mrs. Bagnan Katiga is an organic cotton producer. She is 37 years old and a mother of six children. She has one child in high school, three children in primary school and two preschool-aged children.

success2“Cotton production is men’s business,” she said. This opinion is shared by most women in Katiga’s village of Koumbo, located in the South of Burkina Faso. None of the women in the village cultivates conventional cotton. In conventional cotton farming, the role of women is generally limited to assisting their husbands with planting and harvesting. Usually, those involved in the production of conventional cotton are part of a self-managed group that works in solidarity and creates its own rules. This type of governance leads to the exclusion of women from the conventional cotton market, because conventional cotton production requires a large amount of capital, which women cannot typically access.

Organic cotton production, on the other hand, started in Koumbo during the 2006-2007 season. It is managed by UNPCB, the National Cotton Producers’ Union. Organic cotton is freed from chemicals, such as chemical fertilizers, herbicides, and pesticides. This was an attractive element for women and led them to get involved in organic cotton farming.

Organic cotton farming is currently being supported in Burkina Faso by Catholic Relief Services, though its Revenue through Cotton Livelihoods, Trade and Equity (RECOLTE) program, funded by the United States Department of

Agriculture (USDA) with an operating budget of $11.8 million.

The goal of RECOLTE is to upgrade the organic cotton value chain, increase revenue, and improve the economic prospects and food security of more than 10,000 smallholder farmers, of which at least 30 percent are women.

In 2014, when the RECOLTE program began in Koumbo village, Mrs. Bagnan contacted the UNPCB field officer, who added her to the list of organic cotton producers and provided her with seed. She also joined the local GPCB, the local cotton producers’ group. She obtained a plot of land from her husband, which was located in the family field. Since the plot had not been used for several years, it was free from chemical fertilizers and pesticides, allowing her to be certified as an organic producer right away.

From 2014 to 2016, the area of land Mrs. Bagnan dedicated to organic-cotton production doubled from 0.5 ha to 1 ha of organic cotton. Her net income tripled from 50,000 FCFA to 150,000 FCFA ($300) in the same period. In addition to cotton, Mrs. Bagnan grows peanuts (0.25 ha), soybeans (0.10 ha) and okra for sale and consumption.

The RECOLTE project also increases access to farming equipment, which enables growers to increase the cultivated area and reduce the time and effort required of traditional fieldwork. With the acquisition of a plow/hiller in the 2015/2016 season, Mrs. Bagnan was able to increase her cotton acreage by 20%.

With the income she obtained from her first cotton sale, Mrs. Bagnan purchased a young bull to help with plowing. The bull is now valued at 350,000 FCFA ($750).

success3“With the money I earned from producing organic cotton, I was able to pay my children’s school fees and purchase medicine for when my children were ill. And this year I was able to help my husband build a small house,” Mrs. Bagnan proudly states, as she describes the revenue earned through the RECOLTE program during a guided tour of the Koumbo seed farm. “I encourage other women to join the organic cotton network because it’s a way to earn money to take care of our families, and also a way to preserve our health because it does not use chemicals.”

 

For more information about CRS/BF and the RECOLTE program,

please contact Dominique.Bangre@crs.org

Address Burkina: Zone industrielle Gounghin, 01 BP 469, Ouagadougou

Address USA: 228 W. Lexington Street, Baltimore, MD 21201 www.crs.org

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Visite commentée de la ferme semencière biologique de Koumbo

Cérémonie de visite commentée de la ferme semencière biologique de Koumbo et de remise symbolique de matériels et de financement

Le 10 Novembre 2016, le Catholic Relief Services – US Conference of Catholic Bishops (CRS) et L’Union Nationale des Producteurs de Coton du Burkina (UNPCB) ont organisé une cérémonie de visite commentée de la ferme semencière biologique de Koumbo/Leo et de remise symbolique de matériels et de financement aux producteurs et structures partenaires de mise en oeuvre du projet RECOLTE. Cette cérémonie était placée sous la Présidence de son Excellence Monsieur le Président du Faso, représenté par son Conseiller Spécial, Chargé de l’Agriculture et de la Sécurité Alimentaire, Monsieur Moussa KABORE. Le niveau de l’évènement a également été rehaussé par la participation du Chargé d’Af¬faires, Ambassadeur at intérim des Etats-Unis Monsieur David YOUNG, du Représentant Résident de CRS au Burkina Faso, Monsieur Dominique BANGRE, du Président de l’UNPCB Monsieur Karim TRAORE.

Cette cérémonie rentrait dans le cadre des actions de visibilité du projet Reve¬nue through Cotton Livelihoods, Trade and Equity (RECOLTE) financé par le Département de l’Agriculture des Etats-Unis (USDA). Ce projet de cinq ans (sep¬tembre 2013 – septembre 2018) est mis en oeuvre par Catholic Relief Services en collaboration avec l’Union Nationale des Producteurs de Coton du Burkina (UNPCB) et avec l’appui technique du Programme Coton de l’Institut de l’Envi-ronnement et de Recherches Agricoles (INERA). Avec un financement d’environ

six milliards et demi de FCFA, le but du projet est de moderniser la chaine de valeur coton biologique, augmenter les revenus, les perspectives économiques et la sécurité alimentaire de plus de 10 000 petits producteurs au Burkina dont la majorité est constituée de femmes. Ce projet entre en droite ligne du troisième défi majeur identifié dans le Programme National de Développement Economique et Social (PNDES) “ le développement des bases produc¬tives et de la compétitivité des secteurs de production et de transformation des produits nationaux, pour un développement industriel durable, générateur d’emplois.”

Le Conseiller Spécial du Président et les hôtes de marques ont pu apprécier le bon niveau de mise en oeuvre du projet à travers toutes les activités présentées et les dons et financements effectués lors de cette cérémonie.

crs2La visite commentée de la ferme a été l’occasion de voir l’étendue de l’investissement fait par le projet pour le volet production de semences de qualité. La ferme de Koumbo est l’une de trois fermes installées par le projet RECOLTE. Sur une superficie moyenne de 20 hectares la production de semences de base de coton biologique et des cultures de rotation (sésame, arachide) est faite sous la houlette de l’UNPCB avec l’appui technique de l’INERA et du centre AgriLife de l’Université de Texas A&M aux Etats-Unis. La ferme entièrement clôturée, dotée d’un tracteur complet, équipée d’un forage, d’une plateforme de séchage, d’un magasin de stockage et de bureau pour les gestionnaires, assure également la fonction de site de pré-vulgarisation d’innovations techniques mais aussi de formation des productrices et producteurs de coton bio-logique. Une approche intégrée réussie de résolution de la question de la qualité des semences produites et de leur disponibilité pour une production stable de coton bio¬logique est en cours sous l’égide du projet RECOLTE. Une enveloppe globale d’envi¬ron 150 millions de FCFA a été consacrée à l’aménagement et a l’équipement de ces fermes. Par ailleurs, il faut noter la présence d’autres acteurs intervenant dans la mise en oeuvre des activités du projet qui ont fait des présentations dans les stands pour l’oc¬casion. Le projet RECOLTE avec ses parte¬naires a été très actif dans l’introduction de technologies améliorées nouvelles pour le renforcement de capacités des acteurs de la sous-filière coton biologique, la gestion de la fertilité, la gestion intégrée des parasites mais également l’introduction remarquée par le projet RECOLTE des TIC pour la collecte électronique de données, leurs traitements et analyse en temps réel.

crs3Le second acte de cette cérémonie a été la remise symbolique de matériels agricoles aux producteurs par Monsieur Karim TRAORE, Président de l’UNPCB. La stratégie d’équipement mise en place par le projet RECOLTE avec une subvention de 50% au profit des bénéficiaires est un axe important qui a rencontré l’assentiment de Monsieur le Conseiller Spécial du Président de Faso, Chargé de l’Agriculture et de la Sécurité Alimentaire et des personnali¬tés invitées. Une remise symbolique de matériels de culture attelée a été faite. Le montant global de l’enveloppe consacrée à cette activité est de près de 253 millions de FCFA pour renforcer la mécanisation de l’activité de production, axe important pour le développement du secteur agricole et qui touchera plus de 2600 petits producteurs.

La remise symbolique d’équipement faite par le Chargé d’Affaires des Etats-Unis au Burkina Faso, Monsieur David YOUNG et le Représentant Résident de CRS au Burkina Faso, Mon¬sieur Dominique BANGRE à l’UNPCB et à l’INERA a été le troisième acte de cette cérémonie riche en apprentissage. C’est une dotation de trois tracteurs complets, de trois véhicules et de deux douzaines de motocyclettes qui a été faite à l’UNPCB et au programme coton de l’INERA par le projet RECOLTE sous l’égide du CRS. Ces investissements qui renforcent les capacités d’intervention et de couverture géographique des aires de production du coton biologique équivalent au montant global de près de 178 millions de FCFA. Ils serviront à renforcer les moyens de travail pour un conseil aux exploitations agricoles efficace et le plus proche possible des 10000 productrices et producteurs de coton biologique cible au terme du projet RECOLTE.

Last but not least, le dernier acte de la cérémonie a été posé par Monsieur KABORE Moussa, Conseiller Spécial du Président du Faso, représentant son Excellence Monsieur le Président de la République, Président de la cérémonie. Monsieur KABORE a remis un chèque symbo¬lique du montant de 1 262 222 FCFA à l’association des femmes productrices de coton biolo¬gique du groupement de producteurs de Bedounkale 2. Ce montant servira au financement d’activités génératrices de revenus pour les femmes. Le montant global du financement prévu par le projet de près de 70 millions de FCFA permettra de toucher 109 associations pour environ 3000 femmes productrices à travers les huit zones de productions de coton biologique dans le pays.

Ces actes concrets posés ont amené l’ensemble des autorités présentes à donner un véritable satisfecit à Catholic Relief Services pour son intervention et remercier le Département de l’Agriculture des Etats-Unis pour le financement. Dans son discours, Monsieur David YOUNG, au nom de l’Ambassade des Etats-Unis a magnifié la coopération toujours exemplaire entre son pays et le Burkina et rassuré l’audience de l’engagement continue à accompagner le Gouvernement dans son effort de développement du pays. Il a dit toute sa satisfaction par rapport aux réalisations du projet et les gages de durabilité qui sont ainsi posés faisant de ce « don du peuple Américain au peuple Burkinabè » un investissement bien exécuté par CRS.

crs4Monsieur KABORE Moussa, au nom de son Excellence monsieur le Président du Faso, a exprimé ses remerciements au bailleur (USDA) pour le financement, félicité les acteurs du projet pour la bonne exécution des activités, l’efficacité dans l’utilisation des ressources à travers les actions bien pensées qu’il a pu voir lui-même. Il a également noté l’adhésion des acteurs mais aussi leur engagement qui sont les germes d’effets et d’impacts durables de tout projet. Monsieur KABORE a demandé à Monsieur YOUNG de traduire toute sa satis¬faction aux plus hautes autorités de USDA pour cette réussite en cours à travers ce projet RECOLTE mais également l’engagement du Gouvernement du Burkina Faso dans le parte¬nariat stratégique avec les Etats-Unis. Il a demandé un soutien et un accompagnement addi¬tionnels pour les perspectives envisageables qui sont selon lui de deux ordres :

  • L’organisation au Burkina Faso d’un salon international du textile et de la cotonnade ;
  • La création d’une société de transport, d’égrenage, de transformation et de commer¬cialisation du coton biologique.

Le Conseiller Spécial Chargé de l’Agriculture et de la Sécurité Alimentaire, Monsieur Moussa KABORE, a demandé au projet et au représentant du bailleur (USDA) de réfléchir sur ces « attentes exprimées par Son Excellence Monsieur le Président du Faso » pour poser le dé¬cor de la suite de la mise en oeuvre du projet et renforcer l’impact de ses actions. Sur ce, les responsables du projet ont assurés de la prise en charge de ces attentes dans les activités et qui pourraient voir le jour en 2017 et 2018.

C’est sur ces notes de prospectives que la cérémonie s’est terminée par les interviews des autorités présentes et un cocktail offert par le CRS aux autorités et invités.

LOCAL PARTNERS : UNPCB

INTERNATIONAL PARTNER : USDA

CRS BURKINA FASO

Zone industrielle Gounghin

01 BP 469 Ouagadougou 01

Tel. : +226 25 34 31 65

www.crs.org

Guided tour of the organic seed farm in Koumbo and donation ceremony

On November 10, 2016, Catholic Relief Services – U.S. Conference of Catholic Bishops (CRS) and the National Union of Cotton Producers of Burkina (UNPCB) organized a guided tour of the Koumbo / Leo organic seed farm, together with a ceremony to donate materials and funding to producers and implementing partners of the RECOLTE project. This ceremo¬ny was presided over by His Excellency the President of Faso, represented by his Special Advisor for Agriculture and Food Security, Mr. Moussa KABORE. The importance of the event was also enhanced by the participation of the Chargé d’Affaires of the US Embassy in Ouagadougou, Mr. David Young, the CRS Country Representative in Burkina Faso, Mr. Dominique Bangre, and the President of UNPCB, Mr. Karim Traore.

The ceremony was part of the U.S. De¬partment of Agriculture’s (USDA) Reve¬nue through Cotton Livelihoods, Trade and Equity (RECOLTE) project’s visibility campaign. This five-year project (Sep¬tember 2013 – September 2018) is being implemented by Catholic Relief Services in collaboration with the National Union of Cotton Producers of Burkina (UNPCB) and with technical support from the Cotton Program of the Institute of En¬vironment and Agricultural Research (INERA). With financing of around 6.5 billion FCFA, this project aims to moder¬nize the organic cotton value chain and to increase the incomes, economic prospects and food security of more than 10,000 smallholder producers in Burkina Faso, which is mostly composed of women. This project contributes to tackle the third major challenge identified in the National Program for Economic and Social Development (PNDES): The development of production bases and the competitiveness of the domestic production and processing sectors for sustainable industrial development and employment opportunities.

The President’s Special Advisor and other representatives were able to appreciate the qua¬lity of the project’s implementation through the activities presented and the donations and funding made during this ceremony.

crs2The guided tour of the farm was an opportunity to see the extent of the investment the pro¬ject has made in quality seed production. The Koumbo farm is one of three farms set up by the RECOLTE project. The production of organic cotton seed and rotational crops (sesame and peanuts) is carried out by UNPCB with technical support from INERA and the AgriLife Center of Texas A&M University in the United States. The farmhouse, which is equipped with a tractor, a borehole, a drying platform, a storage facility, and an office for the managers, also serves as a place for incubating and promoting technical innovations as well for the training of organic cotton producers.

The RECOLTE project is currently supervi¬sing a successful approach to solving the issue of the production of quality seeds and their availability for the production of or¬ganic cotton. A total of about 150 million FCFA was allocated to develop and equip these farms. Other actors involved in the project activities also made presentations for the occasion. The RECOLTE project and its partners have been very active in in¬troducing new, improved technologies to help build the capacity of stakeholders in the organic cotton sub-sector, to improve fertility management, and integrated pest management. The use of ICT technologies by UNPCB introduced and made possible by the RECOLTE project has caught the attention of all attendees as they allow for electronic data collection, processing and analysis in real time.

crs3The second part of the ceremony was the donation of agricultural materials to the producers by Mr. Karim Traore, President of the UNPCB. The strategy put in place by the RECOLTE project provides a 50% subsidy for the beneficiaries for such materials. This approach has met with the approval of the Pre¬sident’s Special Advisor, who is in charge of Agriculture and Food Security and high-level guests. The total amount allocated for agricultural materials is nearly 253 million FCFA. This money is being used to increase the use of machines in agricultural activity, which is an im¬portant factor in the development of the agricultural sector and which will ultimately affect more than 2,600 smallholder farmers.

The third part of the ceremony involved the donation of equipment by the United States Em-bassy Chargé d’Affaires of Burkina Faso, Mr. David Young, and the CRS Country Represen-tative in Burkina Faso, Mr. Dominique Bangre, to UNPCB and INERA. The donation included three tractors, three vehicles, and two dozen motorcycles. These investments, which will strengthen the partners’ capacity to aid their beneficiaries and intervene in a wider geogra¬phical organic cotton-producing zone, will amount to nearly 178 million FCFA. This will allow the partners to efficiently provide agricultural extension services to all of the 10,000 organic cotton producers targeted by RECOLTE.

The last act of the ceremony was conducted by the President’s Special Advisor Mr. Moussa Kabore, representing His Excellency the President of the Republic. Mr. Kabore presented a check in the amount of 1,262,222 FCFA to the association of women producing organic cot¬ton from the Bédounkale 2 group of cotton producers. This amount will be used to finance income-generating activities for the women. Other financing of nearly 70 million FCFA will reach 109 associations and 3,000 women producers in the eight organic cotton-producing zones of the country.

All of the authorities attending the ceremony expressed their gratitude to Catholic Relief Services for its work and thanked the U.S. Department of Agriculture for the funding to make the project possible. In his speech, Mr. David Young, on behalf of the U.S. Embassy, highlighted the exemplary cooperation between his country and Burkina Faso, and promised the continued commitment of the U.S. government to support Burkina Faso’s efforts to de¬velop. He expressed his satisfaction with the achievements of the project which have made the «gift of the American people to the Burkinabe people» a well-executed investment by CRS.

crs4Mr. Moussa Kabore, on behalf of His Excellency the President of Burkina Faso, expressed his thanks to the donor (USDA) for the funding and congratulated the project actors for the impressive execution of the project activities. He also noted the commitment and solidarity of the actors, which are the keys to long the lasting impact of any project. Mr. Kabore asked Mr. Young to express his satisfaction for this ongoing success through the RECOLTE project and the commitment of the Government of Burkina Faso to the highest authorities of USDA. He called for additional support in two other areas: 1) The organization in Burkina Faso of an international textile and cotton fair, and 2) the creation of a company for the transport, ginning, processing and marketing of organic cotton.

Mr. Kabore asked the project team and Mr. Young to reflect on these «expectations ex¬pressed by His Excellency the President of Faso» to prepare for the end of the project and to reinforce the impact of its actions. The project managers confirmed that these expectations will be addressed to the extent possible in the activities planned for 2017 and 2018.

It was on these prospective notes that the ceremony ended with the TV and radio interviews of the authorities present and a reception organized by the CRS.

LOCAL PARTNERS : UNPCB

INTERNATIONAL PARTNER : USDA

CRS BURKINA FASO

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