La disponibilité des intrants agricoles, un défis pour l’Afrique

Du 26 au 29 Janvier 2009 s’est tenu un atelier régional sur les différents systèmes d’approvisionnement en intrants agricoles. Cet atelier a été organisé par AProCA, appuyé par le Projet d’amélioration du coton en Afrique de l’ouest et du centre (WACIP). Un projet financé par l’USAID et mis en œuvre par l’IFDC.

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PREOCCUPATIONS DES PRODUCTEURS DE COTON

Le clou des manifestations de la treizième Journée Nationale du Paysan a été le moment d’échanges directs entre les représentants des producteurs de tout le Burkina et leur Chef d’Etat.
Pendant plus de quatre heures, le Président du Faso a écouté les résultats des travaux, les recommandations déterminées en commun lors du forum et des ateliers.
A l’issue des réponses des membres du gouvernement et du Président du Faso à  ces préoccupations générales, les producteurs ont également eu l’opportunité d’exprimer les problèmes propres à  leur filière ou à  leur région.
Voici les questions de l’UNPC B au Président du Faso.

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Journée Nationale du Paysan: la réflexion était axée sur la diversification

Les 12, 13 et 14 mars 2009, la ville de Koudougou, dans le Centre Ouest, a abrité les activités de la 13ème édition de la Journée Nationale du Paysan. La Journée Nationale du Paysan est un cadre de dialogue entre le Président du Faso et les producteurs autour de leurs préoccupations majeures.

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Lutte contre les subventions :Des avancées avec l’accession de Barack OBAMA à  la présidence des USA

Depuis 2001, les producteurs de coton africains ont lancé un appel pour les subventions au coton aux Etats-Unis et en Europe.
Les trois conférences de l’OMC n’ont pas donné de résultats qui permettaient de répondre réellement et immédiatement à  ces appels contre les subventions.

La promesse américaine

Lors de l’un de mes passages aux Etats Unis, en 2006, on avait rencontré des membres du parti démocrate qui avait promis un changement si leur parti venait à  gagner les élections sénatoriales. Lorsqu’ils ont remporté les élections sénatoriales, j’ai écrit pour leur rappeler leur promesse . Quelques années après, le parti démocratique a progressé. Leur candidat, Barack OBAMA est devenu président des USA en fin 2008.
Ces dernières semaines, le Président OBAMA a déclaré que les subventions au coton conna&agraveîtront une forte baisse.
Ces déclarations sont conformes à  la ligne de changement adoptée depuis le début de sa campagne électorale.
Le changement : chaque candidat le promet mais, très souvent, quand il a lieu c’est le changement du mal au pis.
Ainsi, lorsque ce Président parlait du changement, je ne m’attendais pas du tout à  ce qu’il sorte des promesses ou actions qui, au fond ne change rien ; mais lui, il l’a fait. Il a proposé quelque chose de concret.
Cet acte montre qu’un homme peut contribuer à  améliorer le déroulement de l’histoire.
Si trois grandes conférences n’ont pu nous aboutir une porte de sortie et qu’un homme apporte le changement, cela montre toute la valeur de cet homme, qui, certainement est visionnaire.
L’un des buts de la démocratie est le changement.

La vraie puissance des USA

Nous reconnaissons la puissance des Etats Unis dans ce sens là . Nous avons compris que le peuple américain veut un réel changement et ils ont choisi l’homme qui a cette vision.
En tant que président des producteurs africains de coton, je suis enchanté de cette évolution.
Et nous pensons également que beaucoup de choses peuvent àªtre faites. Par rapport à  ces choses, nous croyons en la volonté de OBAMA de faire la paix.
Comme j’ai eu à  le dire, le bruit de la Kalachnikov et celui de la petite daba (houe) ne peuvent pas tonner ensemble.

J’ai été en Cà´te d’Ivoire, sur invitation des producteurs de coton ivoirien qui sont entrain de réfléchir à  une stratégie pour faire revivre la filière coton dans une région qui a connu la guerre. Avec eux, j’ai mesuré tout ce qu’une guerre peut faire à  des producteurs, à  une filière comme le coton, au métier agricole.
Les conséquences de cette guerre là , m’amène à  encourager encore plus le Président OBAMA dans son engagement à  instaurer la paix dans le monde et je sais que la puissance dont disposent les Etats Unis peut aider à  cela.
La paix est primordiale parce que nous voyons avec cette crise financière, des gens chassés de leurs maisons aux USA, en Europe et d’autres gens ont faim en Afrique : La vie est chère !
Dans ma vie, j’ai surtout été un chef de famille.
Dans une famille, lorsqu’il y a une difficulté, c’est l’entente qui peut conduire à  ce qu’on se sorte de cette difficulté.
Ces crises vécues ne sont que des séquelles des mauvaises orientations économiques. J’ai toujours proposé qu’on investisse là  o๠il y a de la valeur car l’humanité toute entière gagne dans ces investissements.
Nous, les producteurs de coton africain souhaitons la paix, des investissements positifs pour ne pas àªtre un poids dans cette mondialisation.
J’ai toujours dit que l’Occident doit revoir sa politique économique. Elle devrait orientée l’économie vers l’intéràªt de l’homme.
Je sais que pour que cette vision de paix se concrétise, il faut qu’elle soit partagée par toutes les grandes puissances.
Je sais que des idées allant dans ce sens existent dans les grandes puissances économiques.
Je souhaite que ces puissances s’accordent pour suivre cette tendance vers la paix.
Il est vrai que dans toute nation, la première des priorités c’est la nation (ses composantes, son environnement) mais on ne peut pas parler de mondialisation si on ne pense pas aux autres.
Je sais qu’inclure les autres dans ses projets n’est pas impossible. Ce n’est surtout pas un drame que chacun pense à  l’autre.

Ces derniers temps, j’ai entendu que les USA ont envoyé une sonde dans l’espace à  la recherche de planètes habitables semblables à  la terre. J’encourage ce genre de recherches. Ainsi, si un jour la planète terre se révèle trop petite, au lieu de se faire la guerre pour le partage de petites portions, n’est il pas mieux pour toute l’humanité d’aller vers d’autres terres ?
La découverte des USA par l’Europe a contribué à  ce qu’elle devienne une puissance.
Mon souhait n’est pas la destruction mais que nous ayons une vision pour le futur, une vision qui nous permette de trouver des ressources pour faire face aux problèmes qui pourraient se poser.

Des expériences comme le projet d’énergie solaire que OBAMA veut développer aux USA intéresse l’Afrique.
AProCA qui a eu la vision de créer l’Université du Coton dont le siège est à  Bobo Dioulasso (une ville bien située dans la zone cotonnière d’Afrique de l’Ouest) pense qu’une collaboration avec les universités américaines, qui ont de l’expérience dans la recherche cotonnière, pourrait intéresser les producteurs de coton africains.
Tous mes encouragements au peuple américain et au président OBAMA.

Nous souhaitons que soient appliquées les décisions de baisse des subventions au coton et que ces actions soient positives pour le monde entier.

Ouagadougou, le 11 mars 2009
François TRAORE
Président de AProCA

Les subventions agricoles américaines devraient baisser

(AFP – 27/02/09)
Le projet prévoit de réduire les paiements directs aux agriculteurs dont le chiffre d’affaires dépasse 500.000 dollars par an et de réformer les versements aux agriculteurs ayant des revenus élevés. Ces deux mesures doivent permettre d’économiser 143 millions de dollars dès 2010, puis 504 millions en 2011 et plus de 1,2 milliard chaque année entre 2013 et 2019.

Lors de son premier discours solennel devant le Congrès, Barack Obama avait promis mardi de « mettre fin aux paiements directs aux grosses entreprises agricoles qui n’en ont pas besoin ». Le budget élimine en outre les aides pour l’entreposage du coton, économisant plus de 50 millions de dollars par an d’ici à  2019.

Ces économies sont compensées par la remise en oeuvre d’un programme de nutrition infantile, qui coûte un milliard par an. Mais avec la réduction d’autres postes de dépenses, le budget agricole américain doit baisser de 25 millions de dollars en 2011 et de près d’un milliard à  partir de 2013.

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